Made in China : le cas de Close Parent
| 14 juillet 2009 | Posté par Laurence sous Société |
Quand on est adepte des couches lavables, on peut facilement faire le tour du monde en détaillant les pays de fabrication.
Et comme pour beaucoup d’autres articles de consommation, les Made in China ne manquent pas.
C’est le cas de la pop-In de Close Parent, couche créée en Grande-Bretagne mais produite en grande série en Chine.
Qu’est-ce qui peut bien pousser les fabricants de produits écologiques à s’expatrier dans un pays comme la Chine?
Dans le cas de Close Parent, comme pour d’autres marques très connues (je pense à la Itti Bitti ou la Bumgenius, produite en Égypte), c’est déjà un soucis de production à grande échelle dans des délais courts.
Le succès d’une couche peut arriver rapidement, la demande, au niveau parfois mondial aidant, il faut donc produire tout aussi rapidement.
S’expatrier dans un pays où les démarches sont largement facilitées et où la main d’œuvre se trouve très rapidement peut être très tentant.
Un autre argument de poids : les matières premières.
Les couches made in France sont très rarement 100% françaises : les différents textiles nécessaires ne sont pas fabriqués en France (à grande échelle). Par exemple, le coton biologique d’Égypte est très réputé, le bambou provient la plupart du temps d’Asie (Inde, Pakistan, Bangladesh, Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Chine, etc.).
On y trouve aussi sur place le PUL.
Le fait de regrouper matières premières et manufacture permet de réduire les coûts, notamment de transports, ce qui allège le prix final au consommateur.
Reste le problème éthique : conditions de travail des ouvriers, inexistence de règlements sur la pollution émise par les usines, etc.
Close Parent communique énormément sur cet aspect : leur développement a été rapide et important, le choix de produire en Chine est apparu la meilleure solution pour satisfaire tous leurs clients.
L’éthique et le respect de l’environnement restent leur préoccupation : des contacts étroits avec l’usine de fabrication en Chine (le directeur de l’usine est associé de la société) et des visites très régulières permettent à Close Parent de veiller au respect de leurs engagements.
La fabrication a été délocalisée dans des locaux neufs, plus spacieux et agréables pour les ouvriers.


Ces mêmes ouvriers bénéficient de plus de jours de congés que dans les autres usines et de journées de congé communes avec possibilité de voyage d’entreprise.


Malgré tout cela, la première visite des fondatrices de la marque Close Parent fut un choc culturel : tout n’est pas si simple, les manières de travailler sont réellement différentes entre des pays comme l’Angleterre et la Chine.
La question de la qualité de production est primordiale et reste l’objectif principal de la marque.
Le cas exposé ici est un simple aperçu de la situation dans le monde des couches lavables : le débat couches 100% France/Made in China (description un peu restrictive, mais l’esprit est là) n’a pas vraiment lieu d’être, simplement du fait de la provenance des matières premières.
Les coûts de production et de matières premières, les taxes, les normes, les transports, etc. sont autant d’obstacles que toutes les marques de couches connaissent et franchissent à leur façon.
Le principal étant que la qualité finale du produit soit présente, à un coût raisonnable pour que nos enfants revêtent des matières non toxiques, sans polluer plus nos décharges.
Linda
LiLi Nappy - boutique de couches lavables

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